Il était une fois, des chinois-es, qui se guérissaient avec l’artemesia annua pour beaucoup de fièvres et en particulier celles liées à la malaria. L’artemesia, appelée armoise chinoise, était interdite en France car on préférait utiliser des insecticides chimiques à large spectre tueur.

Et pour nos chers expatrié-es (missionnaires/colons/trafiquants d’armes et de stupéfiants) partis pour sauver les pauvres africains et asiatiques incultes, les puissances coloniales avaient savamment isolé les molécules des plantes (quinquina d’abord puis plus récemment l’armoise) en faisant croire fièrement qu’une molécule simple a plus de puissance que les plantes entières. Jouer sur la peur de mourir ça marche assez bien, depuis les débuts de la torture et de la propriété privée

Et après de très petits travaux vu que tout avait déjà été découvert par les « indigènes », ils brevetèrent une molécule….Et ke s’appelorio chloroquine, nivaquine, artesunate…

Après plusieurs centaines d’années d’esclavage, les pays africains ont peiné à sauvegarder leur culture (pas artistiquement, c’est ce qu’on leur a laissé pour s’en servir de folklore pour divertir ces même expatri-ées)

Puis l’indépendance fut enfin là, arrachée par des peuples révoltés, pas donnée gentiment par les blancs

Puis des médecins africains (oui oui il y en a…) devant l’ampleur des épidémies et maladies (ébola, malaria, vih), ce sont mis à re-chercher des solutions, se rendant compte que quand les blancs s’occupent de leur santé, les maladies ne sont pas éradiquées, que les effets secondaires de leur médicament et vaccin sont tellement forts qu’il n’est pas possible de les prendre à long terme sans dommages sévères, que ces médicament et vaccin n’empêchent pas la santé de se dégrader tant que les personnes ne mangent pas à leur faim. Et surtout que les populations devinrent dépendantes, en mettant au placard les médecines traditionnelles interdites, les oubliant totalement ou partiellement

Mais, bravant la grande puissance blanche et patriarcale, ces médecins africains, militants et passionnés (sisi y’en a…) testèrent l’armoise chinoise, ce qui eut pour conséquence que des pays africains se mirent à cultiver et administrer avec succès des tisanes de plantes! Ououh les blancs sont pas contents…

Comme je ne suis qu’une petite herboriste de merde des hautes alpes, et que mon avis compte autant qu’un médecin africain, vous allez sûrement vous dire que je pète un plomb à cause du confinement

les herboristes pètent un câble surtout depuis les années 40 où le régime de Vichy a tout simplement interdit ce métier d’emmerdeurs qui prônent la prévention (boire des tisanes d’armoise annua avant d’attraper la malaria par exemple)

alors je vous propose de regarder le documentaire « malaria business » (40 min) sorti y’a quelques temps déjà et trouvable facilement sur youtube

et puis après, pendant ou avant, en parler