Le virus
synopsis de la saison 1

En 2020, une pandémie fige le monde dans la peur : le Covid-19. Après plusieurs mois de confinement planétaire, l’Occident frime un instant sa présumée victoire sur le coronavirus. Ivres d’orgueil, les gouvernants imaginent le fléau sous contrôle. Mais le chaos démarre seulement. La mort arrive en haut débit. Une tombe pour chaque vivant. La cause  ? La mutation soudaine et scélérate du virus originel, provoquée par l’usage d’un traitement à base de chloroquine présenté comme miracle et généralisé dans l’urgence. Deux ans plus tard, alors que plus de 99% de l’humanité a disparu, décimés d’abord par la maladie puis par les guerres d’immunité et la contre-insurrection des masques, les survivants esquissent le monde d’après, loin des cimetières urbains et des anciennes villes incendiées.

Jeune médecin français envoyé très tôt au front de la guerre virale, Lory Pleau remonte en voiture les anciens Balkans, déserts et désolés, comme désormais toute l’Europe. Sur les sièges arrière d’une ambulance trouvée en Iran, des conserves de pois chiches, vingt litres d’eau potable et juste assez d’essence pour atteindre les Alpes. Avec Olof, son fidèle berger allemand, Lory termine en trottinette son voyage sans retour. Les derniers jours sont rudes, mais Lory est en mission. Après un combat de rue sanguinaire face à une harde de pangolins enragés, au nord de Toulon, notre éphèbe en blouse blanche touche au but. Au crépuscule, il retrouve enfin Marseille, sa cité engloutie sous la poussière et les rats. Ici, Lory le sait, la fin du monde s’est maquillée sous ses yeux, planifiée par celui qui fut un jour son mentor, le fatal Professeur Didier Raoult.

Au cœur de l’épave de l’IHU Méditerrannée Infection, Lory explore les ruines à la recherche de preuve. Il soulève les cadavres et retourne sa mémoire. En flashback, c’est une histoire secrète du pire qui se dévoile peu à peu. Hiver 2018, Macao. L’étudiant Pleau accompagne son directeur de recherche, Didier Raoult, alors inconnu du grand public. Dans la capitale orientale du vice, le professeur français a rendez-vous avec son alter-égo coréen, le méandrique professeur Lee. La fonction scientifique de Lory prend fin un soir arrosé et désormais gorgé de questions.

À Marseille, le survivant fouille les décombres et remue les images de la grande crise, les mourants qui arrivent comme un vague, chaque matin devant les portes de l’IHU, les dépouilles empilées dans des piscines, l’odeur dans les rues quand il fallût brûler les corps par quartier. Bientôt, Lory accède au laboratoire caché de Didier Raoult. Ses insomnies effacent les repères du temps. Dans ses cauchemars, Lory revit Macao en boucle. Un taxi et cette étrange impasse sous la pluie, une cloche qui sonne et ce dragon bleu sur une porte fermée. Il y a surtout cette conversation qui, il en est convaincu maintenant, est la clé de tout le reste. Ils sont là, Lee et Raoult, les deux pièces du puzzle.

Lory s’est installé sur le toit de l’IHU. Il manque de tout. L’eau est viciée et, une nuit, des rats pillent ses dernières réserves. L’homme est assailli de migraines et se croit observé. Au cœur du spectre de Macao, un mot le hante et revient sans cesse : chloroquine. Un matin, dans le hall d’entrée, Lory tombe au sol et perd conscience. Un souvenir jaillit. Un sourire d’abord. Raoult vient d’annoncer à Pleau leur voyage prochain à Macao. Le professeur est au téléphone. Dans son bureau, l’étudiant trie quelques notes. Il y a ce rapport en russe – que Lory maitrise un peu. Certains mots sont entourés. Toujours la chloroquine. Dans un labo nord-coréen, la fameuse molécule a provoqué la mutation d’un virus jusqu’à lors bénin et identifié sur des chauves-souris. Les chiroptères sont morts. Mais le rapport décrit ensuite le virus sur plusieurs pages. Aurait-il été extrait ? Analysé  ? Conservé  ?

Devant la gare Saint-Charles, à Belsunce, face aux Réformés, les grandes barricades se dressent toujours au milieu des ruines. Lory se souvient des chars qui trouent la nuit. L’insurrection de Noailles. Il se rappelle de la fuite avec Sam vers les Calanques. Puis, la pluie, la pluie incessante des bombardements. Dans une cave, rue Consolat, Lory déniche deux bouteilles de rhum. De retour à l’IHU, il s’embrase. Sur le point de mouir de faim, il étrangle Olof avec un stéthoscope. Il mange une patte puis vomit. Au bord du vide, Lory retourne à Macao. Toujours le même taxi, toujours le même dragon bleu. Une lumière nouvelle s’allume dans son esprit : une fiole. Une fiole qui lentement passe devant ses yeux, et des mains de Lee à celles de Raoult. Le virus.

Le lendemain, Paul se réveille avec un fusil pointé sous les yeux. Il ne reconnaît pas tout de suite l’homme qui le menace. Sa peau est grise, son visage entouré d’un tissu maculé de taches vertes et jaunâtre. Mais son regard duplice n’a pas changé.

One Comment

  1. mekouy

    Autant j’adore l’idée (plutôt réaliste) que le virus mute à cause de la chloroquine et du Pr Raoult ( études sans groupe test sous placebo pour comparer, il mène 100 études par an en moyenne en espérant se faire connaître, bref, le type est une sous-merde); autant soyons bien clair, le virus N’A PAS ÉTÉ CRÉÉ EN LABORATOIRE (https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-pour-plus-d-un-francais-sur-quatre-le-covid-19-a-ete-cree-en-laboratoire-selon-une-etude_3887429.html). Le conspirationnisme, c’est dangereux comme une fake news (http://www.slate.fr/story/189075/plus-300-personnes-meurent-iran-apres-bu-methanol-contre-coronavirus-epidemie-confinement). Mais moi aussi j’ai adoré L’armée des 12 singes, je comprends l’envie. Et c’est bizarrement rassurant à lire, ce texte qui s’en inspire.
    J’espère qu’il y aura un épisode 2 avec un pangolin. Mutant. Qui attaque Raoult. En lui toussant dessus.
    (https://images.app.goo.gl/R8tHZoCpXq6u2xJ59)
    Je suis à fond, c’est trop bien, merci!
    C’est que je passe beaucoup de temps à faire de la ré-information depuis le début de ce confinement, ça me tends vite. La réalité est bien assez trash comme ça. La vérité n’est pas ailleurs, elle est malheureusement sous nos yeux.
    Bisous

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