La peste frappa

Les morts se multipliaient

L’épidémie gagnait partout  la panique et la peur décidèrent d’emmener tous les malades sur une île pour mettre fin au cauchemar, on les débarqua en catastrophe, comme des bêtes, le temps passa , la santé revenait doucement .Certains curieux prirent l’habitude de se rendre sur l’île afin d’observer les pestiférés survivants par goût de la laideur et du divertissement qui l’accompagne . Très vite, l’île devint une attraction célèbre et les malades, morts vivants, revenus de tout,  n’avaient plus peur de rien si ce n’est de sa propre histoire.Ils avaient dans la folie et la faim construit une communauté  chaotique et festive, l’esprit aiguisé par l’expérience du rejet des corps déformés par la maladie . La communauté pris conscience petit à petit de son don étrange, dérangeant, inconnu: une certaine capacité à dépasser les bornes à voir la vérité en face. Pressés de retrouver une place dans cette société qu’ils avaient bannis ,ils monnayèrent alors leur talent pour les visiteurs avides d’aventures et assoiffés de transgression . Ainsi naquirent les bouffons …. puis vint le temps de la déforestation, de l’urbanisation, de l’industrialisation …et le Corona frappa…les grelots retentissent à nouveau ….

One Comment

  1. wernera

    Aller chercher ce qui ne se voit plus ce qui est retenu exilé aux périphéries de nos corps policés tenus dociles disciplinés retrouver le clown qui ne se contente pas d’un nez en plastique mais bel et bien d’un grand pas de côté pour contrer cette ignominie et faire renaître nos danses de fous. Haut les coeurs !

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